Le barbier de Séville; ou, la précaution inutile by Beaumarchais

(8 User reviews)   4229
By Nicholas Ortiz Posted on Dec 25, 2025
In Category - Justice Studies
Beaumarchais, Pierre Augustin Caron de, 1732-1799 Beaumarchais, Pierre Augustin Caron de, 1732-1799
French
Hey, have you ever tried to stop two clever, determined people from falling in love? That's the hilarious, impossible task at the heart of 'The Barber of Seville'. Picture this: a grumpy old guardian has locked away his beautiful young ward, Rosine, planning to marry her himself for her money. Enter Count Almaviva, disguised as a poor student and hopelessly in love. Their only hope? The brilliant, fast-talking Figaro, a barber who knows everyone's secrets and can pull strings all over town. It's a whirlwind of disguises, secret letters, and madcap plans where every attempt to keep the lovers apart just makes them more determined. It's basically an 18th-century romantic heist, and it's an absolute delight.
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d'Acteur ne m'en déroboit pas les trois quarts pour son compte. Que reste-t-il, hélas! de toute cette gibeciere? A l'instant qu'il faudroit des miracles pour vous subjuguer, quand la verge de Moïse y suffiroit à peine, je n'ai plus même la ressource du bâton de Jacob; plus d'escamotage, de tricherie, de coquetterie, d'inflexions de voix, d'illusion théâtrale, rien. C'est ma vertu toute nue que vous allez juger. Ne trouvez donc pas étrange, Monsieur, si, mesurant mon style à ma situation, je ne fais pas comme ces Ecrivains qui se donnent le ton de vous appeller négligemment _Lecteur_, _ami Lecteur_, _cher Lecteur_, _benin ou Benoist Lecteur_, ou de telle autre dénomination cavaliere, je dirois même indécente, par laquelle ces imprudens essaient de se mettre au pair avec leur Juge, et qui ne fait bien souvent que leur en attirer l'animadversion. J'ai toujours vu que les airs ne séduisoient personne, et que le ton modeste d'un Auteur pouvoit seul inspirer un peu d'indulgence à son fier Lecteur. Eh! quel Ecrivain en eut jamais plus besoin que moi? Je voudrois le cacher en vain. J'eus la foiblesse autrefois, Monsieur, de vous présenter, en différens tems, deux tristes Drames[3], productions monstrueuses, comme on sait, car entre la Tragédie et la Comédie, on n'ignore plus qu'il n'existe rien; c'est un point décidé, le Maître l'a dit, l'Ecole en retentit, et pour moi, j'en suis tellement convaincu, que si je voulois aujourd'hui mettre au Théâtre une mère éplorée, une épouse trahie, une sœur éperdue, un fils déshérité, pour les présenter décemment au Public, je commencerois par leur supposer un beau Royaume où ils auroient régné de leur mieux, vers l'un des Archipels ou dans tel autre coin du monde; certain, après cela, que l'invraisemblance du Roman, l'énormité des faits, l'enflure des caractères, le gigantesque des idées et la bouffissure du langage, loin de m'être imputés à reproche, assureroient encore mon succès. Présenter des hommes d'une condition moyenne, accablés et dans le malheur, fi donc! On ne doit jamais les montrer que baffoués. Les Citoyens ridicules et les Rois malheureux, voilà tout le Théâtre existant et possible, et je me le tiens pour dit; c'est fait, je ne veux plus quereller avec personne. J'ai donc eu la foiblesse autrefois, Monsieur, de faire des Drames qui n'étoient pas _du bon genre_, et je m'en repens beaucoup. Pressé depuis par les évènemens, j'ai hasardé de malheureux Mémoires[4], que mes ennemis n'ont pas trouvé _du bon style_, et j'en ai le remords cruel. Aujourd'hui, je fais glisser sous vos yeux une Comédie fort gaie, que certains Maîtres de goût n'estiment pas _du bon ton_, et je ne m'en console point. Peut-être un jour oserai-je affliger votre oreille d'un Opéra[5], dont les jeunes gens d'autrefois diront que la musique n'est pas _du bon françois_, et j'en suis tout honteux d'avance. Ainsi, de fautes en pardons et d'erreurs en excuses, je passerai ma vie à mériter votre indulgence, par la bonne-foi naïve avec laquelle je reconnoîtrai les unes en vous présentant les autres. Quant au _Barbier de Séville_, ce n'est pas pour corrompre votre jugement que je prends ici le ton respectueux; mais on m'a fort assuré que, lorsqu'un Auteur étoit sorti, quoiqu'échiné, vainqueur au Théâtre, il ne lui manquoit plus que d'être agréé par vous, Monsieur, et lacéré dans quelques Journaux, pour avoir obtenu tous les lauriers littéraires. Ma gloire est donc certaine si vous daignez m'accorder le laurier de votre agrément, persuadé que plusieurs de Messieurs les Journalistes ne me refuseront pas celui de leur dénigrement. Déjà l'un d'eux, établi dans Bouillon avec Approbation et Privilége, m'a fait l'honneur encyclopédique...

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Let's set the scene: Seville, Spain. Dr. Bartholo, a grumpy and suspicious old man, has his young, beautiful ward, Rosine, locked up in his house. He plans to marry her himself to get his hands on her fortune. But Rosine has caught the eye of a young nobleman, Count Almaviva, who has followed her to the city. Disguised as a poor student named 'Lindor', he tries to woo her under her balcony.

The Story

Things aren't going well for the Count until he runs into his former servant, Figaro. Figaro is now the town's barber, surgeon, and general fixer—a man who knows everyone's business and how to get things done. For a fee, he becomes the Count's chief strategist. What follows is a series of increasingly wild schemes to get the Count into Bartholo's house. He poses as a drunken soldier needing billeting, then as a substitute music teacher. Letters are swapped, ladders are climbed, and Bartholo's household is thrown into chaos, all while the old man grows more paranoid by the minute. It's a race against Bartholo's own plan to force a quick marriage.

Why You Should Read It

You should read this because Figaro is one of literature's first great 'little guys'. He's not a noble or a hero in the traditional sense; he's a working man whose wit and street-smarts outmatch everyone's wealth and status. The play crackles with his energy. It's also incredibly funny—the dialogue is sharp, the misunderstandings are perfect, and you can practically hear the slamming doors. Beneath the farce, it's a smart look at class and how love can make fools of us all, whether we're trying to find it or stop it.

Final Verdict

Perfect for anyone who loves a clever comedy, fans of shows about con artists or elaborate plans, and readers who enjoy historical fiction that doesn't feel dusty. If you've seen or heard Rossini's famous opera, reading the original play adds a whole new layer of wit and social commentary. It's a short, sparkling reminder that some stories about love, trickery, and beating the system are timeless.



⚖️ Open Access

This historical work is free of copyright protections. Distribute this work to help spread literacy.

Charles Torres
11 months ago

After hearing about this author multiple times, the arguments are well-supported by credible references. Highly recommended.

George Allen
7 months ago

Loved it.

Barbara Scott
1 year ago

Very helpful, thanks.

Kevin Flores
2 years ago

Not bad at all.

Aiden Torres
1 year ago

Great reference material for my coursework.

4.5
4.5 out of 5 (8 User reviews )

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