Cours familier de Littérature - Volume 07 by Alphonse de Lamartine

(18 User reviews)   6027
Lamartine, Alphonse de, 1790-1869 Lamartine, Alphonse de, 1790-1869
French
Hey, have you ever wanted to sit down with a 19th-century literary giant and just talk about books? That's the magic of Lamartine's seventh 'Familiar Course.' Forget dry lectures. This is a poet and statesman pulling up a chair, sharing his raw, personal thoughts on the writers who shaped France. The 'conflict' here isn't in a plot, but in his mind. He's wrestling with big questions: What makes writing great? How does literature reflect a nation's soul? It's less of a formal review and more like eavesdropping on a brilliant, slightly melancholic conversation. If you love the history behind the stories, this is a unique backstage pass.
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orgueils et ses mémoires d'aïeule, dans le palais du cardinal son frère. C'était Lucien Bonaparte, dont le nom répondait autant à la République qu'à l'Empire, caractère à deux aspects des hommes de deux dates, la République et l'Empire. Il avait dédaigné un trône offert au prix de la répudiation d'une épouse de son choix; il élevait une belle et nombreuse famille de fils et de filles qui portent tous, dans un coin de leur nature, le sceau d'une étrange puissance d'originalité et de volonté. Parent de la femme de Lucien par ma mère, j'ai eu moi-même l'occasion de connaître cette femme, que son mari avait préférée à un sceptre. Ceux de ses enfants que j'ai connus par elle avaient une empreinte de son énergie: Romains, Corses, Toscans, natures granitiques. III C'était ensuite Louis Bonaparte, roi volontairement descendu du trône de Hollande, homme né pour être le contraste avec le chef de sa maison, fait pour la vie privée, ambitieux de repos, de mérite littéraire, et non de puissance. Je l'ai connu mystérieusement à Florence, pendant plusieurs années, sans que le public soupçonnât nos rapports, que les convenances politiques de ma situation m'empêchaient d'ébruiter. Je n'allais jamais dans son palais; il venait chez moi, la nuit, dans une voiture sans armoirie, suivi d'un seul valet de chambre qui aidait ses pas infirmes à monter l'escalier de ma villa, hors des murs de Florence. Nous passions de longues soirées, tête à tête, dans des entretiens purement littéraires ou philosophiques qu'il avait la complaisance de rechercher. Je servais les Bourbons; il était Bonaparte: il y avait cette incompatibilité entre nous; mais il était avant tout philosophe et poëte; il me lisait ses compositions; j'oubliais qu'il était roi d'une dynastie que je ne reconnaissais pas: les lettres nivellent tout pendant qu'on en parle. L'entretien terminé, bien avant dans la nuit, je le reconduisais respectueusement jusqu'à sa voiture; il laissait après lui dans ma pensée un parfum d'honnêteté que je crois respirer encore. IV C'était la famille de Joseph Bonaparte, ex-roi de Naples et d'Espagne, réfugié en Amérique avec d'opulents débris de ses royautés. C'était la princesse Borghèse, soeur de Napoléon. Je vivais familièrement avec son beau-frère, le prince Aldobrandini, et je voyais habituellement son mari, le prince Borghèse, le Crassus de l'Italie moderne. Il était né pour jouir et pour faire jouir, non pour gouverner; homme féminin, mari indulgent, prince nul. Il habitait ses palais de Toscane; sa femme habitait son palais et ses villas impériales de Rome. Je ne l'ai jamais connue, mais je l'ai entrevue quelquefois dans ses promenades en voiture sous les pins parasols, à travers les statues, moins belles qu'elle, des jardins Borghèse. C'était dans les dernières années de sa courte vie; elle resplendissait encore des reflets de son soleil couchant, comme une tête de Vénus grecque effleurée, dans un musée, par un dernier rayon du soir. Je ne sais par quel caprice, dans une femme où tout était caprice, jusqu'à la mort, elle menait ordinairement avec elle un pauvre capucin, assis à ses côtés dans sa voiture. Le contraste de ce capuchon de laine brune, de cette tête de l'ascétisme chrétien, à côté de ces cheveux semés de fleurs et de ce visage de beauté mourante après tant d'éclat, faisait monter le sourire aux lèvres ou les larmes aux yeux. Charmante créature qui mourait enfant! V C'était la reine Hortense, femme de Louis Bonaparte, qui venait de temps en temps à Rome ou en Toscane voir ses fils, et qui retournait vite à sa solitude de Suisse. J'étais déjà prématurément connu littérairement alors; elle était illustre par son rang,...

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Don't come to this book looking for a traditional narrative. "Cours familier de Littérature" is exactly what the title promises: a familiar, conversational course. In this seventh volume, Alphonse de Lamartine—the famed Romantic poet and former political leader—writes a series of intimate letters to a (fictional) friend. He uses these letters to discuss and critique other French authors and literary works, blending criticism with personal memoir and philosophical musings.

The Story

There's no plot in the novelistic sense. Instead, think of it as a guided tour through Lamartine's literary mind. He selects specific authors and themes, perhaps a playwright like Racine or a philosophical idea from the Enlightenment, and unpacks them. He shares anecdotes, offers his judgments (which are often passionate and subjective), and connects literature to the broader currents of history, politics, and human emotion. The "story" is the evolution of his own thought as he revisits the books that made him.

Why You Should Read It

This is history and criticism with a heartbeat. Lamartine doesn't hide behind academic jargon. You feel his admiration, his disappointments, and his deep love for French culture. Reading it, you get a double portrait: one of the authors he discusses, and one of Lamartine himself—an aging Romantic looking back on a world that was rapidly changing. It's surprisingly accessible and feels like a direct connection to the 19th century.

Final Verdict

Perfect for readers who love literary history and want to experience it through a personal, unfiltered lens. It's not a quick read, but a slow, reflective one. If you enjoy authors like Montaigne who blend the personal with the intellectual, or if you've ever wondered how great writers of the past actually talked about each other, this volume is a fascinating and unique window. Approach it as a series of brilliant, rambling letters from a fascinating friend.



📚 License Information

You are viewing a work that belongs to the global public domain. Preserving history for future generations.

Sandra Martin
1 year ago

From the very first page, the narrative structure is incredibly compelling. Truly inspiring.

Donna White
7 months ago

Clear and concise.

Linda Anderson
1 year ago

Finally found time to read this!

Kimberly Nguyen
8 months ago

I didn't expect much, but it manages to explain difficult concepts in plain English. I couldn't put it down.

Oliver Harris
1 year ago

I didn't expect much, but it manages to explain difficult concepts in plain English. Worth every second.

4.5
4.5 out of 5 (18 User reviews )

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